21.07.2007

Petites confidences entre amants aguerris

Je le lui dois. Pas par obligation, loin de là.
Mais comme dit dans ma notre précédente, je l'Aime sexuellement. comme je ne l'ai ressenti que 2 autres fois dans ma vie.
Je suis une chanceuse d'avoir déjà goûté à cela si goulûment malgré mon jeune âge.

Passé la vingtaine, et pas encore la trentaine de sitôt.066c168ef765f250f7c4da15af12950e.jpg

Je te le dois, toi qui ne me lira pas, j'ai effacé toutes traces de ma présence bloguesque passée pour cette nouvelle intimité avec moi-même et mes vices.

Tu ne liras probablement jamais ces propos dont tu te délecterais pourtant de chaque sens.
Je suis une perverse inconstante et alors?

Même si tu tombais dessus, tu ne m'en dirais rien, tu respecterais ces mots qui étaient préalablement destinés à sens unique.

Je t'écris dans le vide pour mieux t'écrire mon enfant.



Mon aman-oureux (appelons le... Gabriel)

Ces yeux sont deux bulles pures de sensibilité vive.

Sans être communément métrosexuel, ce serait plutôt une femme cachée dans les plus virils des attributs masculins.

Le visage parfaitement symétrique, la bouche charnue, le regard franc et malicieux, il dévoile sa double nature primale dans la chair, la pénombre et l'oeil qui s'émoustille, dans la violence de sa fougue, sa sensualité bestiale instinctive.

La femme en lui n'existe plus alors que dans sa parfaite maîtrise de mes sensations au dehors et au dedans.
Et moi, j'aime ses lêvres expertes sur les miennes, qu'il devance ou se colle à mes envies incongrues. J'aime que lui, le mâle habituellement sensible et attentionné, devienne soudainement un Mister Hyde sauvage et vicieux en me collant des noms d'oiseaux à faire pâlir quiconque quand tous, mêmes les plus téméraires, s'étaient interdits à me nommer même pour m'exhaucer...

Qu'il ose, lui, de ses mains brûlantes, à faire puissament de mes hanches, de ma chair une pâte d'argile maléable.

J'aime que tu sois audacieusement le parfait maillon complémentaire à mes fantasmes, à mon insatiabilité, à notre ardeur croissante et cette violence, belle violence, fausse cruauté qui cache péniblement cette alchimie des corps empalés toujours plus loin, jusqu'à en crever.
Et que tu me griffes ou me mordes au sang pour me répondre, que tu me marques, que tu me commandes quelquefois même, que nous ne sortions ni l'un ni l'autre indemme sur la peau et dans le coeur de cette lutte amoureuse.

Pour la première fois, j'ai trouvé mon égal, sans stéréotype, sans aucune vulgarité, demain ne ressemble pas à hier.
On se surprend à se surprendre sur des tonalités de l'âme de la plus aigue à la plus grâve.

Et la fission redeviendra fusion, toujours... dès que tu m'effleureras de ta tièdeur... hummm.

Vivement que je me rebrise le dos... si c'est le prix physique, c'est une piètre contrepartie à explorer notre potentiel de jouissance dans toutes ses particules d'instants T.

Jouissances exponientielles... si aucune fois ne se ressemble, elles deviennent plus insupportables et insensées chaque jour...
On enclenche la bombe dès que tu me touches avec intentions de démunir, et que mon corps répond sans mon accord, je flenche dans notre ivresse perdue d'avance, et dieu que je t'Aime, droit dans les yeux, dans notre candeur d'enfants à nu, promis-juré...



Je peux enfin te le dire... parceque tu le liras ni ne le sauras probablement jamais.